4 dispositifs pour vous reconvertir sans perdre la sécurité financière de votre CDI

Vous aimeriez bien, mais… quand vous songez à ce projet de reconversion, la réalité de perdre votre sécurité financière vous rattrape et vous empêche de passer à l’action ? 

Des alternatives progressives et sécuritaires existent et elles vous permettront de mûrir votre projet, de le tester et ainsi gagner en confiance pour vous lancer avec plus de sérénité dans ce projet tant imaginé !

La barrière financière est invisible,
pourtant c’est celle qui vous empêche le plus de réaliser vos rêves.

                                                                                                                Adrien Verschaere

Je vous partage ici 4 dispositifs pour envisager votre reconversion sans rogner sur votre sécurité financière !

1. Le Projet de Transition Professionnelle : une véritable aide pour celles et ceux qui veulent une reconversion

Par définition, le PTP (Projet de Transition Professionnelle, anciennement CIF) est un dispositif qui vous permet de trouver le temps et le financement pour vous former à un nouveau métier.

Il vous permet de vous absenter de votre poste pour suivre une formation certifiante destinée à vous permettre de changer de métier ou de profession.
Il permet également de financer le coût de la formation en lien avec ce projet. 

Autre avantage : vous continuez de percevoir, tout ou partie de votre rémunération pendant toute la durée de la formation. Et ce montant est pris en charge. Autrement dit, ça ne coûte rien à votre employeur. Un argument de poids en votre faveur !

Pour bénéficier du PTP, vous devez être salarié du secteur privé, être en poste au moment de la demande et justifier de l’ancienneté requise (en fonction du type de contrat : CDI, CDD, interim… relativement courte) hormis pour les travailleurs en situation de handicap.

La formation doit être certifiante, éligible au CPF et vous permettre de changer de métier.

Une fois votre formation terminée, vous pourrez réintégrer votre entreprise et retrouver votre poste, dans l’attente de trouver un emploi en lien avec votre nouvelle formation.

En savoir + : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14018 

2. Dispositif démissionnaire : démissionner pour se reconvertir ou créer sa boite

Le Dispositif Démissionnaire mis en place par l’Etat, vous permet de démissionner de votre emploi, tout en bénéficiant des allocations chômage, dans le but de concrétiser votre projet de reconversion ou de création d’entreprise.

Ce dispositif s’adresse aux salariés du secteur privé en CDI justifiant d’au moins 5 ans d’activité salariée continue (dans la même entreprise ou non).

Vous devez justifier d’un projet de reconversion “réel et sérieux” nécessitant le suivi d’une formation ou avoir un projet de création ou de reprise d’entreprise, validé par la commission paritaire interprofessionnel de votre région (CPIR).

Attention : Si vous souhaitez démissionner pour suivre ce projet, il est indispensable que celui-ci soit construit et validé avant votre démission.
Vous devez obligatoirement solliciter un conseil en évolution professionnelle (CEP) avant de poser votre démission, et ce, auprès de l’un des organismes dédiés dans votre région. 

En savoir + ici : https://demission-reconversion.gouv.fr/

3. Votre employeur peut vous aider à vous reconvertir en toute sécurité

La réorientation professionnelle n’est pas forcément externe.
Elle peut tout à fait s’opérer au sein même de son entreprise, en changeant de métier ou en évoluant.

Sachez que la plupart des entreprises bénéficient d’un budget de formation pour leurs employés. 

Si votre projet de réorientation peut s’effectuer au sein de votre entreprise, celle-ci pourra alors mettre en place un budget d’aide à la formation pour vous accompagner dans votre nouveau projet professionnel.

La formation pourra se dérouler sur le temps de travail et vous conserverez votre rémunération et protection sociale associées à votre contrat.

Je vous invite à échanger avec votre manager ou votre service RH afin de pouvoir lui présenter vos souhaits de manière informelle pour commencer et voir si l’entreprise pourrait être réceptive. Partez de leurs besoins dans votre approche.
Si c’est un non immédiat, vous pouvez questionner à quel moment cela sera envisageable. 

4. La rupture conventionnelle : une opportunité intéressante mais à décider avant de se reconvertir

Dispositif qui vous permet de négocier un départ d’un commun accord avec votre employeur, pour ensuite pouvoir bénéficier de vos droits au chômage, on ne présente plus la rupture conventionnelle. 

Toutefois, de nombreuses personnes nous en parlent mais ne peuvent pas la mettre en œuvre car ils s’y prennent trop tard. Et quand on a plus de 20 ans de carrière, c’est autant d’argent qui s’envole car les indemnités sont proportionnelles à votre ancienneté ! 

A quel moment parler de rupture conventionnelle ?
Entre 3 mois avant si vous êtes sûr.e que votre employeur sera d’accord et 1 an avant votre projet de départ si ce n’est pas le cas, en vous donnant une marge de 6 mois (vous pourriez partir au bout de 6 mois ou au bout de 1 an et demi).
Cette durée peut paraître longue et incertaine mais la rupture conventionnelle est une négociation, donc un jeu de pression et elle doit respecter certaines étapes.
Si vous le souhaitez, nous pouvons vous aider dans cette démarche, contactez-nous.  

Une clé supplémentaire : créer votre projet professionnel en parallèle de votre activité professionnelle

Créer votre projet professionnel en parallèle de votre CDI ou votre CDD, vous permet de prendre le temps de construire et tester votre projet avant de vous lancer.
Rien ne sert de vous lancer dans de grandes actions immédiatement, l’idée de ce side-project (projet parallèle) est bien de vous mettre le pied à l’étrier pour (re)gagner en confiance ! Et pourquoi pas, ensuite prendre votre envol !
Un modèle riche à tous points de vue que nous suggérons aux personnes que nous accompagnons et qui auraient envie de tout plaquer pour vivre une nouvelle aventure professionnelle, sans prendre trop de risque ! 

Un bon compromis pour répondre :
– à une recherche de sens et d’utilité dans une nouvelle activité
– au maintien d’un certaine sécurité financière
– au développement de nouvelles compétences facilement transférables en entreprise
– à la validation d’un projet entrepreneurial

Vous aurez aussi la possibilité de financer vos formations via le CPF en dehors de vos heures de travail (dans ce cas votre employeur n’a pas à être informé).

Vous pourrez ainsi décider de démissionner ou négocier une rupture conventionnelle lorsque vous jugerez votre projet suffisamment viable et conforme à vos critères de sécurité financière.

Qu’est-ce-que la peur de perdre votre stabilité financière vous a-t-elle empêché de réaliser ?

Publié par Francine Garcia

Coach professionnelle certifiée, passionnée par les relations humaines et engagée dans l'accompagnement des personnes dans leur (r)évolution professionnelle.

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